Mais qui sont ces serpents qui sifflent
Posté le 12.04.2008 par mysteretboulesdecristal
Peinture de serpent.
Atelier de l'Art cru à Monteton (47) en mars 1991.
En juillet 90, je fais un atelier expérientiel d'une semaine au château de Monteton dans le cadre des "ateliers de l'Art cru".
C'est là, pendant ces quelques jours, que je découvre véritablement la "mémoire organique", la représentation picturale couplée à des sensations physiques (1).
L'atelier comprend au centre de la pièce une table-palette de 18 couleurs gouache, et sur les murs, des panneaux qui permettent de punaiser des grandes feuilles et en avant...la peinture.
Une demi-douzaine de participants s'active et butine les couleurs. C'est une peinture spontanée (2), sportive car il faut aller et venir de la table-palette à sa feuille.
En 91, je me décide à renouveler l'expérience et m'inscris à la "formation à l'animation d'ateliers d'expression créatrice"(3).
Ayant soif d'expression, car désirant poursuivre l'aventure picturale, je monte un atelier dans mon garage.
(1) Voir la rubrique "Arno ou la mémoire organique" et le site officiel d'Arno Stern.
En revenant chez moi, je comprends ce que j'ai peint, en plaçant mes 3 peintures à suivre sur le sol. J'ai représenté tout le système digestif, de la bouche jusqu'au rectum. La représentation des organes est très stylisée (l'intestin apparaît sous la forme d'un serpent).
Je fais le lien aussi avec les sensations physiques que j'ai ressenties autour de ces organes.
Malheureusement, je n'ai pas gardé ces peintures. A cette époque, j'avais l'habitude de les brûler, me retrouvant en sortant de ce séminaire un peu "shooté" par l'Expression !
(2) Il y a un "lâcher-prise" qui s'opére, sans intellectualiser ce qui sort du pinceau.
(3) Voir le site officiel de "l'Art Cru" fondé par Guy Lafargue.
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Posté le 19.06.2008 par mysteretboulesdecristal
Peinture gouache 50x65 du 12-15 septembre 1992.
A cette époque, en faisant de "L'expression créatrice" dans mon garage-atelier (1), j'ai une activité nocturne assez intense qui s'exprime aussi via le collage d'images jointes à du découpage de mots, de phrases (1).
Début septembre, je note un changement de style dans l'expression picturale, passant de l'abstrait au figuratif.
Le 9, une "belle blonde" apparaît, au regard "mystérieux" (2).
Le 12, elle a un compagnon qui lui tient la main et qui va bientôt s'appeler Christophe.
Le même jour, je note à l'époque que "ce thème n'est pas loin d'évoquer le 19e arcane du Tarot " (Voir la carte "le Soleil" avec le jeune couple très blond au milieu d'une mandorle de verdure.) (3).
"Mon" couple se retrouve également dans un espace en forme d'oeuf.
Comme dans l'histoire du Jardin d'Eden où le couple est nu comme un ver, le Serpent fait son apparition. Il pénètre tel un spermatozoïde dans l'espace ovoïde et crache son...(sa peinture !).
Pour l'anecdote, j'avais entamé une autre "oeuvre" et mis malencontreusement de la peinture sur le serpent, ayant posé la feuille non loin. C'est alors l'occasion de lui faire "cracher encore plus le morceau".
En 1995....(4).
(1) Atelier que je vais appeler "Atelier de l'Imaginal" en référence au "monde imaginal" d'Henri Corbin (dont Pierre Solié parle dans un de ses ouvrages "Psychanalyse et Imaginal", voir la rubrique en préparation dans "Pierre Solié, un chaman jungien").
Collages à venir.
(2) Je la trouve très belle. Présentant mon "oeuvre" à la famille, ma femme me dit gentiment qu'elle louche. Pourtant, j'ai l'impression d'avoir peint la Joconde !
Je la montrerais un peu plus loin en guise de conclusion à cette rubrique et vous me direz.
Mon fils me demande son nom. Je lui dis que c'est Anima en attendant de l'appeler Sophie (pour Sophia (Sagesse) en grec) un peu plus tard. Le prénom Eve était déjà pris !
(3) Voir le livre "Le Tarot des imagiers du Moyen-Age" de O.Wirth Ed. Sand 1984.
Voir aussi le livre curieux et néanmoins très intéressant qui relie la psyché et nos images mentales archétypiques avec les arcanes du Tarot : "En chaque homme son Tarot" du dr. Klaus Müsebeck Ed. de Médicis 1992.
(4) Voir la suite à l'article ci-dessous "Mais qui sont ces serpents...?" et la rubrique "Ayahuasca et serpent cosmique".
Voir la rubrique : "Mais qui sont ces serpents qui sifflent...".
Posté le 19.06.2008 par mysteretboulesdecristal
Peinture gouache 50x65 du 19.09.92. Atelier de l'Imaginal.
En peignant cet affreux serpent, il m'apparaît de suite dangereux et maléfique pour Christophe et Sophie. Il est le contraire du Serpent qui se présente pacifiquement à "mon" couple.
Il n'est pas sans me rappeler l'opposant mortel de Quetzalcoalt, c'est-à-dire Tezcatlipoca, son frère jumeau, adepte des sacrifices humains chez les Aztèques (1) !
(1) Voir le livre de Pierre Solié "La femme essentielle-Mythanalyse de la Grande-Mère et de ses Fils-Amants" Ed.Seghers 1980 (p.53...) où il raconte l'histoire mythique de ces deux serpents jumeaux et néanmoins ennemis.
Voir la rubrique qui lui est consacrée : "Pierre Solié, un chaman jungien".
Cet article est dans la rubrique : "Mais qui sont ces serpents qui sifflent...".
Posté le 19.06.2008 par mysteretboulesdecristal
Texte en préparation.
Voir la rubrique : "Mais qui sont ces serpents qui sifflent ...".
Posté le 19.06.2008 par mysteretboulesdecristal
Texte en préparation
Voir la rubrique : "Mais qui sont ces serpents qui sifflent...".
Posté le 19.06.2008 par mysteretboulesdecristal
Peinture gouache 50x65 du 14.11.1992. Atelier de l'Imaginal.
La lune semble rire, voire grimacer au passage de la frêle esquif, avec à l'intérieur Christophe et Sophie. Soudain, sortant de la mer, une sorte de serpent-arbre qui vient visiter et renifler nos deux voyageurs.
Ce Serpent-Hydre s'éloigne pour laisser notre couple.
Voir la rubrique : "Mais qui sont ces serpents qui sifflent...".
Posté le 07.07.2008 par mysteretboulesdecristal
Peinture et photo de l'auteur "La puissance du Serpent" du 8.06.2002, atelier l'Intervalle.
Dans de nombreuses cosmogonies, un couple de jumeaux, créateurs de vie, apparaît au début du Monde (1).
En 1992, peignant mon couple qui vit sa vie propre à travers une odyssée qui m'intrigue, qui est confronté à une ribambelle de serpents, je me demande où je suis (dans quelle dimension ?).
Plus exactement, à quel niveau d'organisation de mon vivant (!) je me trouve, ayant déjà une petite expérience de la dimension organique (2), bien qu'il soit surprenant de relier la peinture (l'argile...) à la représentation interne du corps.
En 1995, la lecture du livre de Narby m'interpelle et je découvre que la dimension s'avère être dans l'infiniment plus petit, puisque celle-ci est...moléculaire !
Au cours d'un certain nombre de lectures que j'ai pu faire, d'autres auteurs témoignent également de cette dimension moléculaire, via les rêves, "l'imagination active"...(articles à venir).
En 2002, A l'occasion d'un week-end "Expression créatrice" à l'atelier Intervalle, je rencontre de nouveau "mon" serpent, indicateur de mon état psychique alors fatigué et en proie au doute. L'homme, malgré sa baguette, ne fait pas le poids face à la puissance du serpent.
Le matin, avant de partir, je note dans mon cahier de rêve : "Gros...gros serpents...genre anaconda !".
Je note encore quelques jours plus tard : "Est-ce la puissance du serpent ? "L'Inconscient qui me fait me sentir mal et être hors du coup...ça pousse et je ne sais pas...Allons jardiner !".
(1) Voir le livre de Jeremy Narby "Le serpent cosmique..." (p.64 et suivantes) à la rubrique "Bibliographie".
Comme aurait dit Pierre Solié (me semble-t-il !), mon "onto-psycho-génèse" récapitule la "phylo-psycho-génèse" de mon espèce.
(2) Voir la rubrique "Ayahuasca et Serpent Cosmique", à l'article "A la poursuite du Serpent cosmique" et aussi l'article "Serpent du cru" ci-dessus.
Voir également le site officiel d'Arno Stern et "sa" mémoire organique.
Posté le 23.07.2008 par mysteretboulesdecristal